Moteur de Recherche dans l'Industrie Pharmaceutique [websites sélectionnés]

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mercredi 20 avril 2011

Classement 2011 des 20 premiers laboratoires pharmaceutiques aux États-Unis [en fonction des chiffres d’affaires 2010, IMS Health]

En Avril 2011, IMS Health a publié ses premières données qui concernent le marché pharmaceutique américain.
Voici, ci-dessous, le tableau des vingt premiers laboratoires aux États-Unis en ce début 2011. Ce classement a été établi à partir des chiffres d’affaires 2010, avec un rappel des années précédentes (2009-2008- 2007-2006).

Classement 2011 des 20 premiers laboratoires pharmaceutiques aux États-Unis en fonction des chiffres d’affaires 2010 IMS Health ranking Top Corporations by U.S. Sales  US$ in Billions pharmaceuticals
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(1- Pfizer, 2- Merck & Co, 3- AstraZeneca Corporation, 4- Novartis , 5- Lilly, 6- Roche, 7- Teva Pharma, 8- GlaxoSmithKline (GSK), 9- Johnson and Johnson (J & J), 10- Amgen Corporation , 11- Abbott, 12- Sanofi-Aventis, 13- Bristol Myers Squibb (BMS), 14- Boehringer Ingelheim, 15- Takeda, 16- Forest Lab, 17- Mylan Labs, Inc., 18- Gilead Sciences, 19- Otsuka America, 20- Eisai Corp)

jeudi 14 avril 2011

Bilan de l’automédication en France en 2010 avec la liste des 10 premiers laboratoires pharmaceutiques sur ce marché (chiffres-clés Afipa, IMS Health)

Les chiffres clés de l’automédication en 2010 communiqués par l’Afipa :

  • Un marché de l’officine quasi stable (+0,1%) avec un fort impact d’une pathologie grippale moins forte et plus tardive.

  • Un marché du sans AMM qui confirme sa dynamique (+2,2%)

  • Un marché de l’AMM en baisse de -0,3% due à une forte baisse de la PMF [Prescription Médicale Facultative] (absence de pathologie, baisse de prescription de l’OTC strict)


ventes totales en pharmacie en France en 2010 afipa ims health
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  • Une automédication sur le SE [semi-éthique] en baisse, surtout due au marché de la dermatologie (Biafine)

  • Une automédication sur l’OTC strict qui, pour la première fois depuis trois ans est en baisse (-0,7%)

  • Une bonne maitrise globale des prix avec un PMV de l’OTC strict à +0,4%

  • Des lancements en OTC strict moins impactant qu’en 2009 mais qui permettent de « faire vivre le marché »


top ten des laboratoires pharmaceutiques en France marché de l'automédication ims health afipa en 2011, chiffres d'affaires 2010 SANOFI AVENTIS  UPSA  MC NEIL SANTE GP BOIRON  PF SANTE  BAYER SANTE FAMIL RECKITT BENCKIS HC  COOPER  MERCK MF  MEDIFLOR GSK SANTE G PUBLIC
Le top 10 des laboratoires dans l'automédication en France en 2011, chiffres d'affaires 2010
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  • Dans ces lancements, une année riche en switchs qui pour certains ont dynamisé leur segment

  • Le déremboursement des Mg en septembre a eu un impact négatif fort sur le marché des produits avec AMM (-26%) et semble avoir bénéficié aux compléments alimentaires

  • Lequel marché des compléments alimentaires connait une involution plus faible que les deux années passées essentiellement grâce à la dynamique de certains segments « santé »

  • A contrario, certains marché du sans AMM connaissent une bonne croissance (dermocosmétique, laits infantiles, solutions nasales, produits de contention, gluco-tests, alimentation entérale,…) et pourraient représenter de nouvelles opportunités pour les laboratoires recherchant de nouvelles sources de croissance…

    source : [PDF, 14 pages] AFIPA Marché français de l'automédication 2010 -

mercredi 13 avril 2011

MedImmune, Inserm et Inserm Transfert : signature d’un partenariat stratégique de recherche

Inserm Transfert la filiale privée de l'Inserm en charge de la valorisation des résultats de recherche issus de ses laboratoires30 mars 2011, Gaithersburg, MD (Etats‐Unis) et Paris (France)MedImmune, l’unité internationale de produits biologiques d'AstraZeneca, et Inserm Transfert, la filiale privée de l'Inserm en charge de la valorisation des résultats de recherche issus de ses laboratoires, ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique de recherche d’une durée de trois ans. Il permettra de faire avancer la recherche dans plusieurs domaines thérapeutiques dont l'oncologie, les maladies respiratoires et inflammatoires, ainsi que les maladies auto‐immunes. Cette recherche exploratoire sera dédiée sur la biologie translationnelle, la découverte de nouveaux mécanismes physiopathologiques et évaluera de potentiels candidats médicaments.
Ce partenariat repose sur le financement par MedImmune de projets de recherche menés en étroite coopération scientifique par les deux partenaires ; il tire parti des expertises combinées des équipes Inserm de biologistes et de cliniciens, alliant compréhension des maladies humaines et accès aux patients. Dix projets sont initiés, et d’autres sont en cours d'évaluation.
Les projets sélectionnés par le Comité de pilotage seront financés par MedImmune, et les recherches pré‐cliniques et cliniques menées avec l’Inserm ; des recherches complémentaires seront conduites afin d’identifier des approches prometteuses permettant de faire progresser des candidats‐médicaments pour les patients dont les besoins médicaux demeurent non satisfaits.

MedImmune unité internationale de produits biologiques d'AstraZeneca
« MedImmune est honoré et enthousiaste d'avoir cette opportunité unique de collaborer avec un organisme de l’envergure de l'Inserm en recherche fondamentale et translationnelle », a déclaré le Dr. Bahija Jallal, vice‐présidente exécutive Recherche & Développement de MedImmune. « Cette nouvelle relation illustre notre stratégie d'externalisation qui vise à investir dans le meilleur en science, en expertise académique et en innovation, tout en améliorant la productivité et la qualité des découvertes et résultats de recherche. »
Au travers de cette collaboration, MedImmune devient l’un des 10 partenaires stratégiques parmi les 500 que compte l’Institut. Etroitement associé aux universités et aux CHU, l'Inserm dispose de 316 unités de recherche et 54 centres d'investigation clinique, qui regroupent environ 13 000 personnes dont plus de 8 000 salariés Inserm, près de 3 000 hospitalo‐universitaires et 1 450 chercheurs étrangers.
« Le transfert de connaissances naît de la rencontre entre l'excellence académique et l’excellence industrielle, l’innovation s’y matérialise grâce au travail d’équipes conjointes. MedImmune est pour nous un partenaire de choix et nous nous consacrerons dans la durée à la construction de cette alliance stratégique : elle recèle un fort potentiel de transformer les concepts "d'innovation ouverte" en nouveaux produits thérapeutiques, pour le bénéfice des patients.», a commenté Cécile Tharaud, Président du Directoire d’Inserm Transfert.
«Nous sommes très honorés et heureux d'établir une telle collaboration stratégique avec MedImmune. Sa R & D de pointe axée sur les produits biologiques est un complément idéal à l'expertise et aux missions de l'Inserm. Nous sommes convaincus qu'elle bénéficiera d'un appui solide de notre effort de recherche translationnelle et clinique, et favorisera la découverte de nouvelles cibles dans les domaines thérapeutiques aux besoins médicaux non satisfaits. », a ajouté le Professeur André Syrota, Président‐directeur général de l’Inserm... lire les PDF des communiqués de presse : Inserm Transfert - MedImmune-AstraZeneca France -

mardi 12 avril 2011

lundi 11 avril 2011

MEDTEC France 2011 : Salon du Dispositif Médical, 13 et 14 avril 2011, Parc des Expositions Micropolis – Besançon

medtec france25 janvier 2011 - Congrès-exposition francophone d’audience internationale dédié à la conception et à la fabrication de matériel médical, MEDTEC France (Organisé par UBM Canon) investira, pour la troisième année consécutive, le Parc des Expositions Micropolis de Besançon, les 13 & 14 avril 2011.
Après tout juste deux ans d’existence, MEDTEC France confirme sa position d’évènement fédérateur et prospectif en devenant une plate-forme de rencontres et d’échanges privilégiée des acteurs de l’industrie médicale. Le succès de ce salon se traduit notamment par une progression constante du nombre de participants depuis sa création. Ainsi, MEDTEC France 2011 attirera plus de 3200 visiteurs et 300 exposants venus de toutes les régions françaises mais aussi de pays limitrophes (Suisse, Luxembourg, Belgique).

Des conférences de haute tenue avec les experts du domaine

À travers un programme de conférences riche et renouvelé, MEDTEC France 2011 abordera les enjeux spécifiques de la filière de fabrication de matériel médical.
Cette année, les conférences du « Forum Innovations » présenteront les innovations majeures en matériaux et procédés de fabrication des dispositifs médicaux sous deux sessions :
• « Plastique et Polymère médical », présidée par Collin REMI, Responsable R&D chez B.Braun Medical
• « Dispositifs implantables », présidée par Prof. Frédéric Hildebrand, Directeur de recherches, Groupe de Recherche sur les Biomatériaux, Inserm de Lille.

En parallèle, la session « Réglementation » présidé par Faraj Abdelnour, Président ACIDIM, fera un état des lieux sur les changements réglementaires en Europe et aux Etats-Unis. Lors de la session « Qualité », présidée par Pierre Maillard, Consultant, Ancien Vice Président de la Commission d’Evaluation des produits et prestations de la haute Autorité de Santé, sera menée un débat sur « Comment assurer la qualité des relations entre fabricant DM et ses soustraitants dans une supply chain ».

ubm canon
Une chaîne de compétence complète

MEDTEC France, c’est aussi une vitrine technologique unique qui regroupe l’ensemble des métiers, produits et services nécessaires à la fabrication des dispositifs médicaux. Lors de l’édition 2011, les 300 exposants attendus auront l’opportunité de présenter leur savoir-faire aux décisionnaires en quête de sourcing et de solutions innovantes dans de nombreux domaines :

  • Technologie de précision
  • Micro/nanotechnologie
  • Équipements et logiciels de conception, fabrication et test
  • Prototypage rapide
  • Plasturgie
  • Automatisation et technologie d'assemblage
  • Composants électroniques, pièces finies pour composants
  • Services de fabrication électronique
  • Moules
  • Matières plastiques et premières
  • Technologie de traitement des matières plastiques
  • Technologie de finition des pièces métalliques de précision et machines-outils
  • Métaux spécialisés et matériaux de qualité médicale
  • Packaging, impression et étiquetage
  • Stérilisation

jeudi 7 avril 2011

Institut Pasteur de Shanghai : création d'Advance BioChina, incubateur-accélérateur biotech

Advance BioChina29 Mars 2011 - L’Institut Pasteur de Shanghai annonce aujourd’hui la création de son incubateur et accélérateur « Advance BioChina » dédié aux entreprises de biotechnologie du monde entier.
Advance BioChina est une organisation fondée sur la recherche biomédicale, qui se positionne comme partenaire des entreprises du secteur biotech, en favorisant leur accès à la Chine et ses marchés. Advance BioChina a pour objectif d’accueillir et de développer jusqu’à 25 entreprises sur les 5 prochaines années, sous forme de joint ventures localisées à Shanghai, afin de les aider à développer des produits innovants destinés aux marchés pharmaceutiques chinois et mondial.
Advance BioChina est une structure établie par l’Institut Pasteur de Shanghai (IPS), institut de recherche à but non lucratif fondé en 2004 par l’Académie des Sciences de Chine, l’Institut Pasteur et le Gouvernement Municipal de Shanghai.
Ralf Altmeyer, Directeur Général de l’IPS: « Nos partenaires biotech bénéficieront de notre savoir-faire et de notre expertise en Chine, ainsi que de nos plateformes technologiques, qui seront mises à leur disposition par l’Institut Pasteur de Shanghai. Ils seront ainsi idéalement positionnés pour atteindre leurs objectifs en matière de développement de nouveaux produits. »

 Institut Pasteur of Shanghai Chinese Academy of Sciences
Avec une croissance moyenne de 19,3% par an durant ces 10 dernières années, le marché pharmaceutique chinois est en passe de devenir le deuxième marché mondial en 2020. La mise en œuvre de grandes réformes de santé publique, couplée au renforcement du cadre législatif en matière de propriété intellectuelle, améliorent notablement l’attractivité de la Chine en matière de recherche et développement pour les entreprises de biotechnologies, tout en offrant de meilleures perspectives commerciales pour des produits et services spécifiquement adaptés aux besoins des patients chinois... lire tout le PDF du communiqué de presse Institut Pasteur International -

mercredi 6 avril 2011

France Biotech : résultats de l'étude « Panorama des Sciences de la vie » 2010

France Biotech30 Mars 2011 - Un pipeline de produits équivalent à celui de belles Pharma - Une année de reprise pour le financement de l’innovation par le capital risque - Une année exceptionnelle pour les introductions en bourse au nombre de 7 - France Biotech, l’association française des entreprises des Sciences de la vie a présenté à Lyon, lors de BioVision, les résultats de son étude « Panorama des Sciences de la vie », qui fait état des grandes tendances 2009 / 2010 de l’industrie en France et à l’international. Cette année, pour la partie française, plus de 263 entreprises ont participé à cette étude, soit une participation exceptionnelle, et 211 sociétés ont été retenues pour la réalisation de l’étude.

« Notre étude démontre plus que jamais le dynamisme et le développement de l’industrie des sciences de la vie en France, en partie grâce aux aides mises en place par le Gouvernement. De beaux projets issus de nos entreprises sont prometteurs d’un futur de croissance pour le secteur. Cependant, France Biotech met en garde le Gouvernement sur l’impact des réformes aux aides à l’innovation décidées en Loi de Finances 2011, notamment la destruction progressive du Statut de la Jeune Entreprise Innovante qui met nombre de nos entreprises en plein développement face à un mur ! France Biotech poursuivra son action et ses engagements afin que le Gouvernement revoit sa position sur les réformes récentes», souligne André Choulika, Président de France Biotech.

LES GRANDES TENDANCES EN 2010 en France

L’édition du panorama annonce l’arrivée d’une « deuxième génération » de sociétés de biotechnologies. 48% des entreprises exercent des activités de santé humaine ou animale. Même si cette activité reste prédominante en 2010, on constate l’émergence de nouvelles entreprises dans le domaine des énergies renouvelables, l’environnement et des équipements médicaux. Le Gouvernement encourage d’ailleurs la naissance de ce type d’entreprises avec l’appel à projet du Grand Emprunt sur les « biotechnologies et bioressources ».

répartition 2010 secteurs d'activité des sociétés sciences de la vie panorama sciences de la vie 2009 2010 france biotech
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Des sociétés réparties majoritairement dans 3 régions françaises. Les entreprises des Sciences de la vie sont présentes sur l’ensemble du territoire français mais sont majoritairement implantées en Ile de France (33%), en région Rhône-Alpes (16,6%) puis en région PACA (10,5%). En moyenne ces entreprises comptent 25 salariés contre 19 en 2009.

L’étude montre une bonne résistance du secteur avec une forte progression du nombre d’entreprises de plus de 10 ans (Vivalis, Integragen, Novagali…), soit un tiers du nombre total de sociétés (contre 18% l’an dernier). Par ailleurs, on note une diminution de création d’entreprise (15% en 2010 de moins de 3 ans contre 20% en 2009).

Les sociétés proposent un pipeline de produits plutôt encourageant face au poids de l’industrie pharmaceutique. La cancérologie et les maladies infectieuses sont les aires thérapeutiques et diagnostics les plus développées. Les efforts de R&D sont concentrés sur le développement de ces produits en santé humaine. Deux tiers des entreprises déclarent avoir au moins un produit thérapeutique en développement ou en phase de commercialisation.

phase de développement des produits déclarés panorama des sciences de la vie 2009 2010 france biotech
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Si les fusions acquisitions restent la chasse gardée des industriels, on note que 3 acquisitions ont été réalisées en France en 2010 par les sociétés Cellectis, Vivalis et Iris Pharma et d’autres se profilent pour 2011. Une alliance a été annoncée par Actelion et Trophos, cette dernière étant également, au plan international, parmi les sociétés les plus attendues pour son produit « Olesoxime » actuellement en phase 3. Vivalis reste la société française la plus dynamique pour ses alliances avec le secteur pharmaceutique.

Alors que l’année 2010 a été marquée par 12 cessions d’activités pour le secteur, il faut noter que des rapprochements entre entreprises se sont noués sans doute pour faire face à des problèmes de trésorerie. Même si l’année 2010 a été remarquable en termes de financement, il est à souligner que 33 % des entreprises rencontrent des difficultés face à la crise : 20% relatifs à la trésorerie, 27% à la levée des fonds, 7% ont dû licencier en 2010, 5% vont devoir licencier en 2011 et 4% vont mettre en place un plan de sauvegarde....

[...]

...Les grandes tendances à l’international

Selon IMS Health, le marché pharmaceutique mondial devrait atteindre les 975 milliards USD en 2013. Cependant, on constate un net ralentissement de ce secteur qui a connu pendant de nombreuses années une croissance à 2 chiffres. Le principal facteur limitant : les blockbusters vont d’une part perdre la protection de leur titre de propriété intellectuelle et d’autre part vont subir la concurrence des génériques. Aujourd’hui, cette industrie doit donc faire face à la perte de ses brevets, à l’incertitude d’aboutir à la commercialisation de nouvelles molécules dont le coût de développement augmente sans cesse et aux autorités sanitaires qui renforcent leurs exigences réglementaires pour les nouveaux médicaments arrivant sur le marché. En panne d’innovation, ce sont les sciences de la vie qui développent près de 70% des médicaments innovants, le modèle « Big Pharma » ayant vécu au bénéfice d’accords de partenariats, de licences ou de rachats.
Le chiffre d’affaires mondial généré en 2009 par les entreprises de Sciences de la vie cotées en Bourse a frôlé les 90 milliards USD, soit une progression de 12% par rapport à 2007, cependant, les situations sont différentes selon les zones considérées. Les Etats-Unis conservent à l’heure actuelle leur leadership avec 74% du marché mondial. Viennent ensuite l’Europe avec 18% et l’Asie/Pacifique avec 5,5%. Avec un nombre d’entreprises sensiblement identique mais des dépenses R&D 5 fois supérieures et 2 fois plus d’employés, les entreprises américaines ont encore aujourd’hui une maturité supérieure aux européennes. On constate d’ailleurs que 6 des 10 plus grosses entreprises, en termes de chiffre d’affaires 2009, sont américaines. Vient s’intercaler en 2009, la plus grosse société de Sciences de la vie australienne, CSL Limited, et en 2009 une entreprise européenne, Actelion (Suisse).
Pour la première fois de son histoire, le secteur a atteint en 2009 son seuil de rentabilité aux Etats-Unis avec un bénéfice net de 417 millions USD et de 370 millions USD en 2008. Si ce chiffre reste fortement influencé par les géants du secteur américain, il est un signal plus qu’encourageant pour toute l’industrie.

Bien que moins matures que le secteur américain, les sociétés européennes cotées en bourse ont vu leurs revenus croître de 26%. Quelques sociétés européennes arrivent aujourd’hui à un stade de maturité qui permet d’entraîner le secteur derrière elles. En 2009, en Europe le bénéfice net est de 288 milliards USD contre -913 milliards USD en 2008.
Enfin, la zone Asie/Pacifique a fait son entrée sur ce secteur depuis quelques années, entrainée par l’Australie. Grâce à sa plus grosse entreprise de Sciences de la vie, CSL Limited, l’Australie a permis au secteur d’avoir une croissance de 25% en 2008. Même si elles ne percent pas encore de manière incontestée, la Chine et l’Inde sont à la porte d’entrée du marché avec suffisamment d’atouts pour s’inviter dans la mondialisation du secteur.... lire tout le communiqué de presse France Biotech -

lundi 4 avril 2011

L'industrie pharmaceutique est sur la défensive [Analyse d'Euler Hermes]

Euler Hermes24.02.2011 - Filière pharmaceutique : une industrie sur la défensive - Analyse de l’assureur-crédit Euler Hermes - Soutenu par la croissance continue des dépenses de santé des pays développés, le secteur pharmaceutique a peu souffert de la crise de 2008-2009. Cependant certains facteurs obligent à nuancer les perspectives de croissance et de rentabilité des acteurs du secteur.

Au niveau mondial, la demande de médicaments va continuer de croître en volume dans les prochaines décennies. Cherchant à réduire les déficits des régimes d’assurance maladie, les gouvernements des pays développés favorisent la prescription et la délivrance des médicaments génériques. Dans le même temps, les grands laboratoires voient les brevets de certains de leurs produits phares tomber dans le domaine public, sans que de nouveaux produits compensent cette perte de revenus. « Ces facteurs modifient considérablement l’équation de la rentabilité des grandes firmes pharmaceutiques. Pour retrouver de la marge de manœuvre, étendre leur pénétration géographique et restaurer leur capacité d’innovation, les grands laboratoires vont poursuivre leurs stratégies d’acquisition et, probablement, développer leurs activités dans le domaine du générique », indique Karine Berger, chef économiste d’Euler Hermes.


Une demande en hausse continue du fait de la démographie


  1. Le vieillissement des pays développés tire la consommation mondiale de médicaments. [...]
  2. La demande des pays émergents s’accélère mais reste minoritaire. [...]


Une profitabilité élevée mais exposée à de puissants facteurs d’érosion

La profitabilité des dix premiers laboratoires mondiaux* a remarquablement bien résisté en 2009. Si la marge opérationnelle de la filière s’est stabilisée aux alentours de 25% ces cinq dernières années, quatre facteurs menacent à moyen terme la rentabilité élevée des grands acteurs du secteur :

  1. Le déficit structurel des régimes d’assurance-maladie des pays développés. [...]
  2. Un cycle Recherche & Développement plus long. [...]
  3. L’arrivée à expiration des brevets des « blocksbusters » [...]
  4. La part croissante des génériques dans les pays développés. [...]

Les grands laboratoires forcés de s’ajuster

En une décennie, les grands laboratoires ont vu leur taux de marge opérationnelle baisser de deux points. Pour freiner l’érosion liée aux facteurs qui viennent d’être évoqués, les Big Pharma misent en priorité sur la réduction des coûts et sur la croissance externe.


  1. La baisse des effectifs se poursuit. [...]
  2. Le rachat de biotechs se révèle un investissement à double tranchant. [... ]
  3. La concentration de la filière s’accélère. [...]

...Si l’industrie pharmaceutique paraît immunisée contre les à-coups de l’économie, elle ne l’est pas contre la pression déflationniste qui s’exerce sur le marché mondial du médicament, notamment du fait de la montée en puissance des génériques. « Dans ce contexte de baisse générale et durable des prix de vente, le défi majeur des laboratoires est de continuer à innover, malgré la diminution de leurs revenus et de leurs marges. Ils doivent pour cela restaurer d’urgence la productivité de leur R&D, continuer à réduire drastiquement leurs coûts et accroître rapidement leurs parts de marché. Sur ces trois fronts, les acquisitions, et les rationalisations qui en découlent, restent un levier privilégié », conclut Karine Berger. lire tout le communiqué de presse Euler Hermes -